Profil

Juliette, parlez-nous de votre parcours professionnel.
J’ai œuvré pendant 11 ans en effets spéciaux pour le cinéma et la télévision. Mes tâches consistaient principalement à agencer les couleurs, les textures, la lumière et les cadrages dans les plans : le côté esthétique de mon travail était très important. Cette expérience m’a grandement aidée à développer un sens critique et créatif. C’est la même chose lorsqu’on vend une propriété: il faut savoir comment la mettre en valeur et comment la rendre la plus photogénique possible. De plus, j’ai beaucoup appris par rapport au service à la clientèle. Souvent, en cours de projet, les clients changeaient d’idées et je devais m’adapter à ces changements. Cela a fait de moi une personne plus posée et calme pour gérer de telles situations.

 

Y a-t-il un autre aspect de votre parcours qui vous aide aujourd’hui?
Bien sûr! Je possède une formation en scénographie : le design des décors, des costumes, de l’éclairage et de la musique pour le théâtre. Pour ma part, je me suis spécialisée dans le décor. Aujourd’hui, cette compétence me sert bien en tant que courtier. Par exemple, lors de la visite d’une propriété avec un client, je lui recommande de ne pas se laisser distraire par la déco et les meubles, aussi séducteurs et remarquables soient-ils. Bref, toutes ces expériences me permettent aujourd’hui de « sentir » l’atmosphère d’une maison. J’aime comparer une propriété à un écrin que nous habitons et dont nous sommes le bijou.

 

Pourquoi avoir choisi la bannière Sutton?
J’ai choisi Sutton car j’aime l’approche humaine des dirigeants, une approche qui n’est pas axée sur les profits à tout prix. Ils respectent beaucoup les courtiers et leur désir d’offrir un bon service, sans les obliger à prendre des raccourcis pour épargner quelques dollars. Je m’identifie donc bien à cette bannière qui ne met pas de pression sur ses courtiers pour gonfler ses statistiques.

 

Dans quel quartier travaillez-vous principalement?
Mon bureau est situé sur le Plateau Mont-Royal, mais je m’implique et je travaille beaucoup à Outremont. J’y suis née, j’y ai grandi et j’y habite encore aujourd’hui. Je possède de nombreux contacts et amis dans cet arrondissement, et comme mon travail m’amène à parcourir ses rues tous les jours, ça me donne l’occasion de voir un grand nombre de propriétés.

 

Comment vous assurez-vous que chaque propriété soit la plus visible possible sur le marché?
Je crois beaucoup au bouche à oreille. Je ne me contente pas d’inscrire une propriété sur Centris et d’attendre passivement des résultats. Il faut plutôt, selon moi, sortir des sentiers battus et aller vers des contacts plus personnels. C’est pourquoi je dirige mes clients vers mon site Web professionnel. J’ai de plus une page Facebook, ce qui donne de la visibilité à mes propriétés. C’est par elle que je transmets des nouvelles immobilières, de l’information utile et des ‘avis de recherche’, lorsque je cherche un type de propriété en particulier pour un de mes clients acheteurs. C’est une façon de joindre le plus de gens possible. Comme le message que j’affiche est personnalisé, les gens sont plus enclins à y porter attention.

 

Quels sont les risques de vendre par soi-même?
Le problème avec la vente autonome, c’est que les outils offerts ne sont que des vitrines. Les gens qui choisissent cette option en s’attendant à être accompagnés vont être déçus. Ils n’auront personne pour leur donner des conseils personnalisés sur leur propriété ou encore leur situation financière. De plus, ces vendeurs autonomes n’ont pas les compétences nécessaires pour évaluer le prix d’une propriété. L’évaluation n’est pas qu’un simple calcul mathématique, il faut également posséder un bon œil, un bon jugement et très bien connaître le marché et le quartier!

  

Juliette, quels conseils donneriez-vous à de premiers acheteurs?
Premièrement, je leur conseillerais de visiter plusieurs quartiers. La ville de Montréal offre chaque année des visites guidées des différents arrondissements, spécialement formulées pour les faire découvrir aux Montréalais. Les gens ont souvent tendance à vouloir absolument acheter dans un environnement connu. Dans la plupart des cas, quand ils osent s’aventurer ailleurs, ils sont agréablement surpris de découvrir de nouveaux secteurs. Deuxièmement, contrairement à ce que pensent plusieurs, il est important d’obtenir sa préqualification avant la promesse d’achat. Finalement, il faut tenir compte de son budget afin de ne pas s’emballer et être déçu par la suite.

 

Quelles sont les qualités qui vous servent le plus dans votre travail?
Je suis minutieuse, je prends toujours le temps de bien faire les choses. Je n’aime pas le travail bâclé, j’aime évaluer correctement les tâches à accomplir afin de ne pas oublier un détail important. De plus, je suis une personne reconnue pour avoir une très grande capacité d’écoute, ce qui plait beaucoup à mes clients. Je possède une connaissance approfondie des lois et de tout ce qui concerne les problèmes potentiels. Ainsi je peux m’assurer que chaque transaction est claire et honnête pour les deux parties.

 

Qu’est-ce qui vous satisfait le plus dans votre travail?
C’est quand un de mes clients finit par habiter la propriété qu’on a magasinée pour lui et qu’il me confie des mois plus tard qu’il n’aurait pu tomber sur mieux. Une propriété a une âme, c’est beaucoup plus que des murs et du plâtre. Ce qui m’inspire et me satisfait le plus, c’est de pouvoir diriger le client vers un quartier où il fait bon vivre, et savoir que je peux faire une grande différence dans sa vie.

 

Vous êtes reconnue et appréciée pour…?
Ma capacité à garder mon calme dans des situations stressantes. Je pèse en tout temps le pour et le contre de chaque situation à laquelle je suis confrontée. C’est ainsi que je réussis à conserver une attitude positive en toute circonstance.